Dans une société où le stress chronique et la surcharge mentale touchent près de 68% des actifs français selon les dernières études de Santé Publique France, la quête d’espaces de ressourcement authentique devient une nécessité vitale. La montagne s’impose aujourd’hui comme un sanctuaire thérapeutique naturel, loin d’être un simple décor de carte postale. Au-delà des paysages grandioses et de l’évasion géographique, les massifs alpins et pyrénéens offrent un concentré de bienfaits physiologiques et psychologiques scientifiquement prouvés. L’altitude, l’air pur, la luminosité particulière et les propriétés uniques des écosystèmes montagnards créent un environnement optimal pour régénérer profondément votre organisme et apaiser votre système nerveux.

L’altitude thérapeutique : les bienfaits physiologiques de la montagne sur l’organisme

L’environnement montagnard exerce des effets mesurables et documentés sur votre métabolisme. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas uniquement les activités sportives qui génèrent ces transformations bénéfiques, mais bien les caractéristiques intrinsèques du milieu alpin lui-même.

L’air raréfié et l’oxygénation cellulaire optimisée en altitude

Lorsque vous grimpez au-delà de 1500 mètres d’altitude, la pression atmosphérique diminue et la concentration d’oxygène dans l’air se raréfie progressivement. Cette hypoxie légère, loin d’être un désagrément, devient un formidable stimulus pour votre organisme. En réponse à ce manque relatif d’oxygène, vos reins sécrètent davantage d’érythropoïétine (EPO), une hormone naturelle qui stimule la production de globules rouges dans la moelle osseuse. Cette augmentation du taux d’hématocrite, observable dès 48 heures d’exposition en altitude, permet une meilleure captation et distribution de l’oxygène dans tout votre corps.

Ce mécanisme naturel d’adaptation explique pourquoi de nombreux sportifs de haut niveau s’entraînent régulièrement en montagne. Mais vous n’avez pas besoin d’être athlète pour bénéficier de ces effets : une simple semaine passée entre 1200 et 2000 mètres d’altitude augmente votre capacité d’oxygénation cellulaire de 15 à 20%, avec des bénéfices qui persistent plusieurs semaines après votre retour en plaine. Cette amélioration se traduit concrètement par une sensation d’énergie accrue, une meilleure résistance à la fatigue et une optimisation des processus de récupération cellulaire.

Les ions négatifs des cascades alpines et leur action sur le système nerveux

Les environnements montagnards, particulièrement près des torrents, cascades et forêts de conifères, présentent des concentrations exceptionnelles d’ions négatifs dans l’air. Ces molécules d’oxygène chargées négativement atteignent des densités de 2000 à 5000 ions par centimètre cube, contre seulement 100 à 200 dans les environnements urbains. Plusieurs études menées par l’Institut de Recherche en Médecine Environnementale ont démontré que ces ions négatifs exercent une action directe sur votre système nerveux autonome.

Leur inhalation favorise la sécrétion de sérotonine, neurotransmetteur essentiel à la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’appétit. En parallèle

leur action contribue à diminuer l’activité du système nerveux sympathique (lié à la réponse « stress / fuite ») au profit du système parasympathique, responsable de la détente et de la récupération. Résultat : diminution de la tension nerveuse, amélioration de la qualité du sommeil et baisse de la fréquence cardiaque au repos. Une simple marche de 30 à 45 minutes le long d’un torrent de montagne suffit souvent pour ressentir ce relâchement intérieur, comparable à l’effet d’une séance de relaxation guidée.

Pour profiter pleinement de ces bienfaits lors de votre séjour bien-être en montagne, privilégiez les sentiers qui longent des rivières, lacs ou cascades plutôt que les routes carrossables. Faites régulièrement des pauses, asseyez-vous à proximité de l’eau, fermez les yeux et concentrez-vous sur votre respiration et le son de l’eau. Ce type d’immersion ionique naturel agit comme une véritable cure anti-stress, sans médicament ni dispositif spécifique, simplement grâce à la puissance régulatrice des écosystèmes montagnards.

La luminothérapie naturelle et la régulation du rythme circadien en montagne

En altitude, l’intensité lumineuse est significativement plus élevée qu’en plaine, avec un rayonnement solaire qui augmente d’environ 10 à 12% tous les 1000 mètres. Cette forte exposition à la lumière naturelle, même par temps couvert, joue un rôle clé dans la régulation de votre rythme circadien, c’est-à-dire votre horloge interne. La lumière stimule en effet la sécrétion de cortisol le matin (hormone de l’éveil) et inhibe la production de mélatonine, avant de favoriser son relargage en fin de journée.

Concrètement, un séjour bien-être en montagne vous aide à « recaler » votre cycle veille-sommeil, souvent perturbé par la lumière artificielle, les écrans et le manque d’exposition au jour en ville. Plusieurs travaux publiés dans la revue Sleep Medicine montrent qu’un séjour de 4 à 7 jours en environnement très lumineux, comme la haute montagne, améliore de 30 à 40% la qualité subjective du sommeil et réduit les insomnies d’endormissement. Pour optimiser cet effet, exposez-vous chaque matin 20 à 30 minutes à la lumière extérieure, idéalement en marchant ou en prenant votre petit-déjeuner en terrasse, puis limitez l’usage des écrans après la tombée de la nuit.

Cette « luminothérapie naturelle » en montagne agit comme un véritable rééquilibrage hormonal. Vous ressentez moins de coups de fatigue en journée, vos pics d’énergie redeviennent plus réguliers et votre humeur se stabilise. C’est souvent ce que décrivent les vacanciers en fin de séjour : l’impression d’avoir « retrouvé un vrai sommeil » et de se réveiller reposés, sans avoir forcément dormi plus longtemps, mais mieux.

Les effets de la pression atmosphérique sur la circulation sanguine et lymphatique

La diminution progressive de la pression atmosphérique en altitude n’influence pas seulement la quantité d’oxygène disponible, elle modifie aussi la dynamique de vos fluides internes, notamment le sang et la lymphe. En montagne, la légère hypobarie favorise une vasodilatation périphérique, c’est-à-dire une dilatation naturelle des petits vaisseaux sanguins. Cette adaptation améliore la microcirculation au niveau des tissus et des organes, favorisant ainsi une meilleure élimination des toxines et une oxygénation plus homogène.

Sur le plan lymphatique, les variations de pression associées aux changements d’altitude, combinées au mouvement (marche, randonnée, ski de fond), agissent comme une pompe naturelle. À la manière d’une pressothérapie douce, ces sollicitations successives stimulent le retour veineux et lymphatique, ce qui peut contribuer à soulager la sensation de jambes lourdes ou les œdèmes légers. De nombreuses personnes sujettes aux troubles circulatoires rapportent d’ailleurs, après quelques jours de séjour, une diminution des gonflements et une sensation de légèreté accrue dans les membres inférieurs.

Bien sûr, certaines précautions s’imposent en cas de pathologies cardiovasculaires ou de tension artérielle instable : il est alors recommandé de demander un avis médical avant de monter au-delà de 2000 mètres. Mais pour la grande majorité des personnes, l’altitude modérée (entre 1200 et 1800 mètres) représente un environnement cardio-vasculairement stimulant, comparable à un entraînement doux et continu. Pour amplifier ces bénéfices, privilégiez une activité régulière mais modérée, comme la marche nordique ou la randonnée, plutôt qu’un effort intense et ponctuel.

Les stations thermales alpines : de Brides-les-Bains aux thermes de Saint-Gervais

Au-delà des effets de l’altitude, un séjour bien-être en montagne peut s’appuyer sur des infrastructures thermales de très haut niveau. Dans les Alpes, des stations comme Brides-les-Bains, Saint-Gervais-Mont-Blanc, Aix-les-Bains ou encore Évian-les-Bains ont bâti leur réputation sur la qualité de leurs eaux minérales et sur des protocoles de soins spécifiques, validés par des décennies de pratique clinique. Ces établissements prolongent les bienfaits du milieu alpin en proposant des cures ciblées : minceur, rhumatologie, dermatologie, post-cancer ou simple revitalisation globale.

Les eaux sulfureuses de Brides-les-Bains et leurs propriétés reminéralisantes

Brides-les-Bains, au cœur de la Savoie, est l’une des stations thermales de montagne les plus emblématiques. Ses eaux sont particulièrement riches en sulfures, bicarbonates, calcium et magnésium. Ce cocktail minéral leur confère des propriétés à la fois anti-inflammatoires, détoxifiantes et reminéralisantes. Utilisées en bain, en douche ou en boisson, ces eaux favorisent le drainage des tissus, soulagent les douleurs articulaires et musculaires et participent à l’équilibre acido-basique de l’organisme.

Les cures de Brides-les-Bains sont notamment reconnues pour l’accompagnement de la surcharge pondérale et des troubles métaboliques (syndrome métabolique, pré-diabète). Associées à une alimentation encadrée et à une activité physique adaptée, elles permettent une perte de poids durable, non pas par la restriction extrême, mais par la rééducation globale du mode de vie. Si vous envisagez un séjour bien-être en montagne avec un objectif de remise en forme, une mini-cure de 6 à 9 jours dans cette station peut constituer un excellent point de départ, en complément de randonnées douces et de temps de repos.

Le centre thermal de Saint-Gervais-Mont-Blanc et ses cures de revitalisation

Situé au pied du Mont-Blanc, le centre thermal de Saint-Gervais tire sa singularité d’une eau issue des nappes profondes du massif, après un parcours souterrain de plus de 6000 ans. Naturellement chaude et chargée en oligo-éléments (silice, bore, manganèse), cette eau possède des propriétés apaisantes et réparatrices, particulièrement intéressantes pour les peaux sensibles, atopiques ou fragilisées par des traitements médicaux. L’Assurance maladie française reconnaît d’ailleurs officiellement ses indications en dermatologie et ORL.

Au-delà des cures conventionnées de trois semaines, le centre propose des séjours courts de revitalisation, combinant soins thermaux, massages, enveloppements et ateliers de relaxation. L’objectif : régénérer les barrières cutanées, soutenir le système immunitaire et offrir une parenthèse de profonde récupération. Pour les personnes sujettes au stress chronique, aux troubles du sommeil ou au burn-out, ce type de séjour bien-être en montagne, centré sur le calme, la douceur de l’eau et la lenteur des rituels, agit comme un sas de décompression entre un avant saturé et un après plus aligné.

Les bains nordiques et parcours kneipp des alpes françaises

De nombreuses stations alpines ont développé des espaces de bains nordiques en plein air et des parcours Kneipp, inspirés des traditions hydrothérapiques germaniques. Le principe : alterner immersion en eau chaude et exposition au froid, parfois accompagnée de marches pieds nus dans l’eau, sur des galets, ou dans l’herbe. Cette alternance chaud/froid entraîne une vasoconstriction puis une vasodilatation des vaisseaux, véritable gymnastique pour le système circulatoire et nerveux.

Pour vous, cela se traduit par une sensation de tonus retrouvé, une meilleure résistance au froid et une détente musculaire profonde. Les bains nordiques, installés souvent face à des panoramas spectaculaires, ajoutent une dimension contemplative à cette expérience sensorielle. En vous immergeant dans une eau chaude à 37–40°C alors que l’air ambiant est frais, voire neigeux, vous offrez à votre organisme une forme de « reset » physiologique et mental. Quelques cycles de chaud/froid bien conduits équivalent à une sieste réparatrice, tout en stimulant votre immunité.

La thalassothérapie d’altitude : protocoles spécifiques des stations savoyardes

Si la thalassothérapie est historiquement liée au milieu marin, certaines stations savoyardes ont développé des protocoles inspirés de cette approche, adaptés au contexte montagnard. On parle alors, par analogie, de « thalasso d’altitude ». L’idée : combiner les bienfaits des extraits marins (sels, algues, boues riches en oligo-éléments) avec ceux de l’altitude et de l’air pur, au sein de centres intégrés dans des hôtels ou des résidences haut de gamme.

Les enveloppements aux algues, bains hydromassants reminéralisants et douches sensorielles sont associés à des séances de relaxation, de yoga doux ou de respiration consciente. L’objectif principal de ces protocoles est de recharger les réserves minérales de l’organisme, souvent mises à mal par le stress chronique, la sédentarité et une alimentation appauvrie. En choisissant ce type de séjour bien-être en montagne, vous bénéficiez à la fois de la puissance des actifs marins et de l’environnement régénérant des cimes, dans une approche globale du corps et de l’esprit.

La sylvothérapie en forêt de résineux : le bain de forêt version montagnarde

La montagne ne se résume pas à la haute altitude et aux sommets minéraux. Les vastes forêts de résineux qui tapissent les versants des Alpes, des Vosges ou du Jura offrent un terrain privilégié pour la sylvothérapie, ou « bain de forêt ». Popularisée au Japon sous le nom de Shinrin-yoku, cette pratique consiste à s’immerger consciemment dans l’ambiance forestière pour en retirer des bénéfices physiologiques et psychiques mesurables : baisse de la tension artérielle, diminution du cortisol, amélioration de l’humeur et de l’immunité.

Les phytoncides des épicéas et sapins : molécules thérapeutiques volatiles

Les conifères de montagne (sapins, épicéas, pins) émettent en continu des composés organiques volatils appelés phytoncides. Ces molécules, produites par les arbres pour se protéger des parasites, possèdent des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires et immunomodulatrices. Inhalées lors d’une marche en forêt, elles agissent discrètement sur votre organisme, un peu comme une aromathérapie à ciel ouvert.

Des études menées par le Dr Qing Li, pionnier du Shinrin-yoku, ont montré qu’une immersion de deux jours en forêt augmente significativement l’activité des cellules NK (Natural Killer), impliquées dans la défense immunitaire, avec un effet qui persiste jusqu’à 7 jours après le séjour. En montagne, la combinaison de l’air pur, de l’altitude modérée et de cette « brume phytoncidique » crée un environnement particulièrement propice au renforcement immunitaire naturel. Pour en profiter, privilégiez les sentiers traversant des hêtraies-sapinières ou des forêts mixtes de pins et mélèzes, en prenant le temps de respirer profondément, surtout après la pluie, quand la concentration de ces molécules est maximale.

Les sentiers de sylvothérapie balisés dans les vosges et le jura

En France, plusieurs territoires de moyenne montagne, comme les Vosges et le Jura, ont développé des sentiers spécifiquement dédiés à la sylvothérapie. Ces itinéraires balisés proposent des stations d’exercices ou de contemplation : zones de respiration guidée, espaces pour marcher pieds nus, points de vue invitant à la méditation, ou encore « arbres maîtres » pour pratiquer l’arbo-contact (le fait de se tenir près ou contre un arbre pour en ressentir l’énergie).

Ces parcours sont généralement accessibles à tous, sans condition physique particulière, ce qui en fait une activité idéale dans le cadre d’un séjour bien-être en montagne en famille ou en groupe intergénérationnel. Vous pouvez y marcher à votre rythme, vous arrêter quand vous le souhaitez et vous laisser guider par les panneaux explicatifs. En une à deux heures, vous vivez une expérience de reconnexion à la nature qui va bien au-delà d’une simple balade : c’est une véritable pratique de soin, où la forêt devient un partenaire actif de votre mieux-être.

La marche consciente en forêt : protocoles de connexion sensorielle à la nature

Pour approfondir les bienfaits de la sylvothérapie, la marche consciente en forêt de montagne constitue un outil puissant. Il s’agit de ralentir délibérément, de porter attention à chaque pas, à chaque respiration, à chaque sensation. Plutôt que de « traverser » la forêt pour atteindre un point A ou un point B, vous entrez en relation avec elle, par les cinq sens : la vue (jeux de lumière à travers les branches), l’ouïe (craquement des branches, chant des oiseaux), l’odorat (odeur de résine, d’humus), le toucher (écorce, mousse), et même le goût (air frais, parfois fruits sauvages).

Un protocole simple consiste à marcher en silence pendant 20 à 30 minutes, en synchronisant vos pas avec votre respiration (par exemple, trois pas à l’inspiration et quatre à l’expiration), puis à vous arrêter régulièrement pour pratiquer une micro-méditation de 2 à 3 minutes, debout ou assis contre un arbre. Ce type de pratique, guidée ou autonome, apaise rapidement le mental, diminue les ruminations et favorise un ancrage profond. Dans le cadre d’un séjour bien-être en montagne, programmer une marche consciente chaque matin ou en fin de journée devient un véritable rituel de réinitialisation intérieure.

Les pratiques de bien-être adaptées au milieu montagnard

La montagne est un véritable laboratoire à ciel ouvert pour toutes les pratiques de bien-être : yoga, méditation, massages, jeûne, respiration consciente. Le relief, le climat, la qualité de l’air et le silence relatif des lieux amplifient les effets de ces techniques. Bien choisies et correctement encadrées, elles transforment un simple séjour en altitude en véritable retraite régénérante, même si vous n’avez que quelques jours devant vous.

Le yoga en altitude au domaine du mont d’arbois à megève

Pratiquer le yoga à 1300 ou 1500 mètres d’altitude n’a rien à voir avec une séance en studio urbain. Au Domaine du Mont d’Arbois, à Megève, par exemple, certaines séances sont proposées en extérieur, sur des terrasses en bois ou des pelouses surplombant la vallée. L’air plus frais, la luminosité intense et l’horizon ouvert facilitent naturellement l’ouverture de la cage thoracique, l’amplitude respiratoire et la concentration. Les postures d’ancrage (Tadasana, Guerrier I et II) prennent une dimension nouvelle face aux sommets.

Sur le plan physiologique, l’association du yoga et de l’altitude favorise une meilleure oxygénation, une détente musculaire profonde et une harmonisation du système nerveux autonome. Sur le plan symbolique, c’est comme si chaque posture devenait un dialogue entre votre verticalité et celle de la montagne. Pour un séjour bien-être en montagne, alterner séances dynamiques le matin (Vinyasa doux, Hatha) et séances plus restauratives le soir (Yin, Nidra) permet de tirer le meilleur parti de vos journées actives, tout en assurant une récupération optimale.

Les massages aux huiles essentielles de plantes alpines : arnica et génépi

Les soins corporels prennent une saveur particulière lorsqu’ils s’appuient sur la pharmacopée locale. Dans de nombreuses stations alpines, les spas et espaces bien-être utilisent des huiles végétales enrichies en extraits de plantes de montagne : arnica, génépi, pin cembro, millepertuis, edelweiss. L’arnica, bien connue pour ses propriétés anti-inflammatoires et antalgique, est idéale après une randonnée ou une journée de ski, pour soulager les muscles et les articulations sollicités.

Le génépi, quant à lui, au-delà de sa version liqueur, possède des vertus tonifiantes et réchauffantes intéressantes en massage, surtout en cas de fatigue générale ou de sensation de froid persistant. Recevoir un massage complet avec ces huiles, c’est offrir à votre corps un double soin : mécanique (par le geste du praticien) et biochimique (par les actifs planétaires). Dans un séjour bien-être en montagne, programmer un ou deux massages ciblés au milieu de la semaine agit comme un véritable « booster » de récupération, comparable à un entretien complet de votre véhicule après un long trajet.

La méditation de pleine conscience face aux panoramas des écrins

Quoi de plus naturel que de méditer face à un paysage de haute montagne ? Dans le massif des Écrins, mais aussi dans le Beaufortain, la Vanoise ou le Queyras, de nombreux séjours encadrés proposent des méditations de pleine conscience en extérieur, parfois à l’aube ou au coucher du soleil. La consigne est simple : s’asseoir, rester immobile, observer sa respiration, ses sensations et le paysage sans chercher à le juger ni à le saisir.

Le panorama agit alors comme un support de concentration, mais aussi comme un miroir : en contemplant la stabilité des sommets, la lenteur des nuages, la danse de la lumière, vous accueillez vos propres mouvements intérieurs avec plus de douceur. Plusieurs études en psychologie environnementale montrent que la contemplation de paysages naturels complexes (comme la montagne) réduit l’activité des zones cérébrales impliquées dans le « brouhaha mental » et stimule celles liées à la sérénité et à la créativité. En intégrant 10 à 20 minutes de méditation chaque jour de votre séjour bien-être en montagne, vous créez une habitude que vous pourrez ensuite retrouver, même en ville, en fermant simplement les yeux et en rappelant mentalement ce panorama.

Le jeûne intermittent en randonnée : protocoles de détoxification en montagne

De plus en plus de séjours combinent randonnée douce et jeûne intermittent, voire jeûne hydrique encadré. La montagne est un terrain particulièrement adapté pour ce type de détoxification, car l’altitude, le froid modéré et l’activité physique légère stimulent la lipolyse (utilisation des graisses comme source d’énergie) et les processus d’autophagie cellulaire (nettoyage interne des cellules). Loin d’être un effort héroïque, un jeûne de 14 à 16 heures entre le dîner et le déjeuner, associé à une marche matinale, peut déjà suffire à alléger le système digestif et à clarifier l’esprit.

Bien sûr, ce type de pratique nécessite discernement et, pour les jeûnes plus longs, un encadrement professionnel, notamment si vous présentez des pathologies chroniques ou prenez des médicaments. Mais lorsque le protocole est adapté, l’effet ressenti est souvent spectaculaire : meilleure clarté mentale, diminution des fringales, regain d’énergie stable, impression de « légèreté » intérieure. La montagne, avec son rythme plus lent et ses sollicitations sensorielles apaisantes, offre un cadre idéal pour expérimenter ces pratiques dans le respect de votre corps, loin des contraintes et tentations du quotidien.

Architecture bioclimatique et spas d’altitude : espaces ressourçants durables

Un séjour bien-être en montagne ne dépend pas seulement des paysages extérieurs, mais aussi des espaces dans lesquels vous vivez, dormez et vous détendez. L’architecture bioclimatique, de plus en plus présente dans les chalets, hôtels et gîtes d’altitude, vise justement à créer des lieux harmonieux, sobres en énergie et en parfaite résonance avec leur environnement. Toitures végétalisées, isolation renforcée en matériaux naturels, grandes baies vitrées orientées plein sud, ventilation douce : tout est pensé pour optimiser la lumière, la chaleur et le confort sans surconsommer.

Pour vous, cela se traduit par une qualité de séjour très différente : température intérieure stable, absence de courants d’air, lumière naturelle abondante, acoustique douce. Comme dans une « seconde peau » protectrice, vous pouvez vraiment relâcher les tensions. Les spas d’altitude les plus aboutis intègrent ces principes : bassins chauffés par des systèmes géothermiques ou bois-énergie, traitements de l’eau respectueux de la peau, matériaux nobles (bois, pierre, verre) et intégration paysagère soignée. Se baigner dans un bassin à débordement qui semble se fondre avec la vallée, c’est aussi l’expérience d’une continuité entre dedans et dehors.

Choisir, pour votre séjour bien-être en montagne, un hébergement écoresponsable et bien conçu, ce n’est pas seulement un geste pour la planète : c’est aussi un investissement pour votre propre équilibre. Moins de pollution intérieure, moins de bruit mécanique, plus de cohérence entre vos valeurs et votre mode de vie temporaire. Cette cohérence est en elle-même une source de sérénité, car elle réduit ce « frottement » intérieur que l’on ressent parfois dans des lieux beaux en apparence, mais énergivores ou déconnectés de leur environnement.

La nutrition ressourçante en montagne : alimentation locale et micronutriments

Enfin, un séjour bien-être en montagne ne serait pas complet sans une réflexion sur l’alimentation. Loin des buffets standardisés et des plats ultra-transformés, la plupart des territoires de montagne offrent une gastronomie simple, nourrissante et riche en micronutriments : légumes de saison, céréales complètes, produits laitiers fermiers, miel, herbes aromatiques, eaux minérales. Bien choisie, cette cuisine de terroir devient un véritable outil de régénération, à l’image d’un « reset » nutritionnel.

Les fromages et yaourts au lait cru, consommés avec modération, apportent des probiotiques naturels précieux pour la flore intestinale, désormais reconnue comme un acteur clé de notre équilibre émotionnel (le fameux « deuxième cerveau »). Les légumes racines, légumineuses et céréales complètes cuisinés lentement fournissent une énergie stable, évitant les pics glycémiques responsables des coups de barre. Quant aux baies, noix, tisanes de plantes alpines (mélisse, verveine, thym), elles sont riches en antioxydants, en vitamines et en minéraux qui soutiennent vos défenses naturelles.

Pour aligner au mieux votre alimentation avec votre objectif de ressourcement, quelques principes simples peuvent guider votre séjour bien-être en montagne :

  • Privilégier les produits locaux et de saison, issus de circuits courts, pour bénéficier d’une densité nutritionnelle maximale.
  • Alléger le dîner (soupes, plats végétaux, tisanes) afin de favoriser un sommeil profond et une meilleure récupération nocturne.
  • Hydrater généreusement votre organisme avec de l’eau de source, éventuellement enrichie en infusions de plantes, surtout en altitude où l’air est plus sec.

Vous constaterez alors qu’en quelques jours, votre digestion s’apaise, vos envies de sucre diminuent et votre niveau d’énergie se stabilise. Combinée à l’air pur, au mouvement, au repos et aux soins, cette nutrition ressourçante fait de la montagne un véritable « spa global » à ciel ouvert, où chaque dimension de votre être — corps, cœur, esprit — est invitée à se régénérer en profondeur.